Qu’en pensent les experts en mobilité urbaine ?

Suite de l'interview de Jean-Marie Guidez

Comment ces changements de comportement s’expliquent-ils ?

Plusieurs facteurs expliquent ces nouvelles tendances :

  1. Le prix du carburant augmente de plus en plus.
  2. Les gens sont plus sensibilisés à l’environnement et commencent à agir pour protéger la planète.
  3. Les politiques de déplacement visent à limiter la voiture et le stationnement en milieu urbain et à développer l’offre en parallèle. Tramway et métro dans les agglomérations, TER en région, TGV au niveau national, politiques d’aménagement en faveur des modes doux : les plans de déplacement urbains et le vélo ont fini par prendre une part des déplacements voiture.
  4. La mobilité baisse en fonction de la proportion de personnes âgées, celles-ci étant moins mobiles que les actifs.

Quelles conditions favorisent les changements de comportement et l’intermodalité ?

D’abord tout ce qui facilite les modes alternatifs à la voiture comme le vélo, l’autopartage et le covoiturage.
Le partage de l’espace urbain entre tous les modes de transport est aussi un facteur important et difficile à mettre en place, je pense par exemple au tramway en surface. Les villes comme Nantes, Strasbourg ou encore Grenoble ont été précurseurs dans ce domaine.
Enfin, il est certes nécessaire d’envisager « un transfert modal » de la voiture vers les modes alternatifs, mais les transports doivent être en mesure d’accueillir tous les nouveaux usagers grâce une capacité suffisante.